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Venez faire un tour !
Réunions du Club de l'Arche : les mardis à 18h30, Salle de l'Atelier
- BNP-Paribas, 5 avenue Kleber 75116 Paris)
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Le
mot du Président
La France a entrebâillé
dans les années 1980 la porte de la société de l'information. Avec
son Minitel, notre pays a en effet été le précurseur dans le monde
de cette nouvelle ère de l'immatériel, annonciatrice de nouveaux
modèles économiques et de l'accès au savoir facilité.
Mais la porte s'est brutalement refermée au début des années 90,
et cela pour 2 raisons :
- D'une part, l'État français
et son administration des télécommunications n'ont pas réussi
à imposer le modèle étatique et économique de Teletel dans les
autres pays du village planétaire.
- D'autre part, les américains,
stimulés en 1992 par le discours politique de messieurs Clinton
et Gore (élus d'ailleurs en grande partie par le peuple américain
sur le thème des autoroutes de l'information), ont choisi pour
créer cette nouvelle organisation économique et sociale, un modèle
politique et économique beaucoup plus ouvert que le nôtre, à savoir
l'Internet. A la différence de Teletel, Internet s'est répandu
mondialement depuis lors comme une traînée de poudre, prenant
ainsi notre pays à contre pied.
Le Club
de l'Arche est né de ce constat début 1993. Réunissant de simples
citoyens, à peine plus lucides que les autres sur l'avènement de
cet "Internet " et son impact possible dans toutes les activités
humaines, le Club a publié fin 1993 son Manifeste. A défaut de pouvoir
fermer nos frontières, il préconisait que la France s'engage rapidement
dans la voie choisie par les autres pays du monde ; sous peine d'être
complètement marginalisée dans la société de l'information, et reléguée
au statut d'une aimable république touristique et fromagère. Avec
tous les problèmes que cela pourrait poser à l'intérieur de notre
espace national, certains d'entre nous jugeaient déjà à l'époque
la situation comme " pré-révolutionnaire ". En effet, qu'on le veuille
ou non, la société industrielle et son dernier avatar, la société
de consommation, sont en déclin. Nous vivons en quelque sorte une
crise de surproduction, qui alliée au progrès technologique galopant,
ne peut permettre de résoudre nos grands problèmes comme le chômage
avec des méthodes traditionnelles, telles celles qu'avait imaginé
le grand économiste anglais Lord Keynes pour sortir de la crise
de 1929. Le passage à la société de l'information, dont d'ailleurs
personne ne sait très bien ce qu'elle sera (mais savait-on au début
de la Révolution Industrielle ce que celle-ci serait ?), va probablement
être une période très chahutée. Les membres du Club de l'Arche sont
cependant très confiants dans l'avenir de leur pays et celui de
l'humanité en général.
Depuis 1993, le Club de l'Arche a beaucoup oeuvré. Certains de ses
membres ont mis eux-mêmes en pratique dans leurs activités professionnelles
les idées débattues au sein du Club.
A la suite de la publication de son Manifeste, le club a préféré
adopter une stratégie de creuset à idées (" think tank ") et de
lobbying, plutôt que de s'occuper lui-même de tous les aspects de
l'utilisation du réseau des réseaux ; le tout dans un esprit citoyen.
Il a donc essaimé, préférant contribuer à la création de nouvelles
associations s'occupant d'un axe spécifique, plutôt que de s'en
occuper lui-même. Le Club a ainsi activement participé à la création
de l'Association Française du Commerce et des Echanges Electroniques
(AFCEE), considérant que le thème du commerce électronique sur l'Internet
était un point crucial dont les acteurs économiques français devaient
prendre conscience au plus vite.
Il a ensuite, pour les mêmes motifs, participé à la création de
l'Association des Villes Numériques (AVN), au motif que les collectivités
locales de notre pays devaient elles aussi s'impliquer dans le "grand
chambardement".
Certains des membres du Club travaillent d'ailleurs activement au
sein de ces associations. D'autres membres se sont investis dans
le lancement de l'Association Française du Télétravail et des Téléactivités
(AFTT).
Dernière action et non des moindres, conjointement avec d'autres
associations réunies sous la bannière " Initiative Française pour
l'Internet ", saisissant ainsi la balle au bond après le discours
de Lionel Jospin à Hourtin (qui restera peut-être dans l'Histoire),
les membres du Club de l'Arche se sont fortement impliqués dans
la mise en place de la la Fête de l'Internet des 20 et 21 mars 1998.
L'objectif est là de faire découvrir ce qu'est l'Internet aux Français
qui le désirent, selon un principe et une dynamique comparables
à ceux de la Fête de la Musique.
Reste, si l'on peut dire, un dossier maintes fois abordé, jamais
traité complètement, celui de notre grande administration. Loin
de nous l'idée de dénigrer la fameuse notion de " service public
" forgée au cours des années depuis 1789. Loin de nous l'idée de
dénigrer le travail de nos amis fonctionnaires, qui sont comme nous
des citoyens à part entière.
Nous considérons cependant que notre administration peut rendre
aux citoyens que nous sommes (nous préférons ce terme à ceux d'usagers
ou d'administrés qui avaient cours pendant la société industrielle),
un meilleur service, à un coût plus faible.
Comment ?
Justement en utilisant ces nouvelles technologies de communication
et notamment l'Internet. Le Club de l'Arche a donc décidé de lancer
les Cahiers de Doléances et Projets.
L'expression " Cahier des Doléances " est particulièrement emblématique
: elle vous fera certainement penser à des événements survenus dans
notre pays il y a 200 ans.
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