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Travaux de l'Arche : objectifs en cours
Il y
a du pain sur la planche
La France sort lentement, trop lentement, d'un long retard dans
les usages des nouvelles technologies de l'information. Cela ressort
de l' "exception française", autrement dit une croyance en une sorte
de supériorité naturelle qui nous dispenserait de regarder vers
l'avenir et de considérer ce que font les autres. Ne fûmes-nous
pas (ne sommes-nous pas) les meilleurs ? Jeanne d'Arc, Napoléon,
le Minitel ! ...
Encore et toujours, en tant qu'association, en tant que membres
du Club, il nous faut patiemment montrer et démontrer. Au-delà de
cette action quotidienne, le Club s'attaque à quelques grands chantiers.
"Cahiers de doléances et Projets"
Des sociologues et historiens remarquent que la France n'évolue
que par des mouvements brutaux, que certains appellent révolutions.
Mais justement, si l'État et autres responsables, dans la seconde
moitié du 18e siècle, avaient su écouter la population, s'il avaient
eux-même su collecter les remarques et doléances et y réagir, il
n'y aurait peut-être pas eu de révolution en 1789.
Les "Cahiers de doléances
et projets" doivent permettre de stimuler, récolter, synthétiser
les doléances des citoyens de toutes les catégories sociales, afin
de favoriser un passage de la France à l'ère des réseaux numériques.
Ces doléances s'adressent aux administrations "au sens large".
Le thème "Doléances" est aussi l'occasion d'associer l'Arche (comme
cela a été le cas sur les thèmes de la fête de l'Internet, du commerce
électronique, des villes numérisées, etc.), aux travaux d'autres
organismes ou associations.
Le nouveau Manifeste, un chantier à lancer
Quel sens donner à un nouveau Manifeste
? La première version du Manifeste (fin 1993) proposait une vision
à un niveau essentiellement étatique, et de fait il manquait cruellement
à nos gouvernements, à cette époque, une vision d'ensemble.
Est il est trop tôt (fin 1998) pour juger des premières décisions
du gouvernement Jospin ? Le discours va dans la bonne direction,
mais l'action de l'État a de ces lenteurs ... Il faut compter aussi
avec la nature humaine, naturellement rétive au changement.
Le nouveau Manifeste pourrait se centrer sur l'individu. L'individu
travaillant dans l'entreprise ou l'administration, l'individu comme
client de l'entreprise ou de l'administration, et l'individu personne
privée, en famille, en citoyen. Cet individu, cette personne, peut
bénéficier grandement de l'avènement des usages des nouvelles technologies,
mais aussi en pâtir.
Va-t-il conserver ses cadres habituels de fonctionnement (travail,
consommation, loisirs, nation ..), ceux-ci vont-ils éclater ou au
contraire augmenter leur emprise ? Quelles nouvelles libertés, ou
au contraire atteintes à la liberté ?
Au-delà de constatations et de synthèses, le nouveau Manifeste,
comme le premier, pourrait proposer quelques directions d'action.
Pour le législateur, mais aussi pour tout responsable, quel que
soit son niveau hiérarchique, et enfin pour le citoyen.
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